Alex Barbier nous a quitté

Les éditions Frémok viennent d’annoncer le décès du Jurassien Alex Barbier, le 29 janvier 2019 à l’âge de 68 ans.
Etudiant aux Beaux-Arts de Nantes à la fin des années 60, Barbier publie ses premières planches de BD dans Charlie Mensuel en 1974. Dès ses premiers récits en couleurs directes, il développe un univers torturé plein de malaise et de solitude. Après avoir collaboré à Hara-Kiri et publié quatre albums constituant une oeuvre singulière et troublante, il partageait son temps entre le Jura et les Pyrénées.
Il avait ensuite réalisé « Les Paysages de la nuit », « Comme un poulet sans tête » et enfin « Dernière bande » en 2014 qui signait ses adieux au 9e art. Le Festival international de la bande dessinée 2015 avait consacré une exposition à cet artiste en marge aux planches aux allures de cauchemar halluciné en couleur directe et transgressant les codes narratifs et picturaux de la BD. Rares sont les auteurs qui, en bande dessinée, ont réussi à nous imprégner aussi fortement de leurs fantasmes et de leurs peurs.
Il avait quelque peu usé son fond de pantalon au FIRN. Au sens figuré puisqu’il y avait activement participé en 2001 et en 2004, et une autre fois au sens propre (?), après une chute, qui avait nécessité l’intervention urgente de Marceline Dentel, la mercière de la place de l’Hôtel de Ville. Souvenirs, souvenirs…
Nous invitons chacun à rendre hommage à ce grand monsieur des arts graphiques en se replongeant dans son oeuvre.

Claude Mesplède – compagnon de route du FIRN nous a quitté

Claude Mesplède, très grand spécialiste du roman noir nous a quitté il y a quelques jours. Ce fut un fidèle compagnon de route de notre festival. Il participa au FIRN à de nombreuses occasions comme auteur ou comme modérateur.
Le FIRN n’oubliera jamais ces moments partagés et nos pensées vont à ses proches.

Claude Mesplede, est né en 1939 à St-Laurent de la Prée (Charente-Maritime).
Électricien en aéronautique, il a travaillé à Air France de 1957 à 1993, alternant travail professionnel et fonctions syndicales locales et nationales.

Passionné de littérature depuis toujours, il découvre rapidement les romanciers populaires et le roman noir américain. Son premier ouvrage Voyage au cœur de la Noire (1982), écrit en collaboration avec J.J Schleret, constitue le premier dictionnaire exhaustif sur la «Série Noire». Première manifestation d’un extraordinaire travail de critique et d’anthologiste qui, au fil d’innombrables articles et de nombreux volumes, l’amènera à concevoir et diriger la rédaction du monumental Dictionnaire des littératures policières paru en 2003, œuvre sans équivalent qui aborde le genre littéraire dans tous ses aspects, à toutes les époques et à l’échelle universelle. Cet ouvrage de référence confère à Claude Mesplède une place de choix dans le cœur des amateurs de polar. Ajoutons qu’il fut aussi Président de l’Association 813 (1995-1998) et responsable de plusieurs collections.

Frédric Paulin à la librairie Fier de Lettres à Montpellier

Le 29 novembre à partir de 18h45, nous avons la chance de recevoir Frederic Paulin autour du brillant roman noir « La guerre est une ruse » (Agullo Editions).

Algérie, 1992. Après l’annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux a pris le pouvoir. L’état d’urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent… Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre. Alors qu’il assiste à l’interrogatoire musclé d’un terroriste, Tedj apprend l’existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l’œuvre des uns ou des autres ? Ou d’une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ? Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Avec ce premier tome, Frédéric Paulin plonge le lecteur au cœur de la décennie noire qui ravagea l’Algérie et préfigura une nouvelle ère de terreur inaugurée par les attentats du 11 septembre.

29, 30 juin, 1er juillet 2018 – Frontignan

“L’argent, la guerre”

Fric et fracas du monde

Oui, l’argent a bien une odeur ! Celle de la victoire pour quelques-uns, plutôt rares. Celle de la guerre pour tous les autres. La main invisible du capitalisme tient souvent un M16 mais les vrais « soldats de fortune » ne font jamais de la chair à canon. Dans les tranchées ou dans les luttes quotidiennes, on essaie de survivre. L’argent, la guerre, deux thèmes qui s’entrechoquent. Le rapport à l’un et à l’autre interroge l’humanité au plus profond, transgressant les lignes du bien et du mal. Le FIRN et ses 40 auteurs invités, une nouvelle fois, décrypteront ce moment du monde où jamais aussi peu de gens détiennent autant de richesses et où jamais autant de gens sont pris en otages dans des conflits larvés. La guerre c’est la défaite de la politique. L’argent, aussi. Au fracas du monde, en 2018, Frontignan opposera le fric-frac de cette XXIe édition du FIRN.

LES AUTEURS

Ambre • France Lilian Bathelot • France Cesare Battisti • Italie – invité permanent Gianni Biondillo • Italie Anne Bourrel • France Ivan Brun • France Daniel Casanave • France Selma Dabbagh • Grande-Bretagne Bram Dehouck • Belgique Timothée Demeillers • France Serguei Dounovetz • France Marc Fernandez • France Samuel W. Gailey • USA Christophe Gaulthier • France Guy-Philippe Goldstein • France Vladimir Hernandez • Cuba Diane Kanbalz • France Paul Kirchner • USA – Auteur de l’affiche Etienne Lecroart • France Marin Ledun • France Jérôme Leroy • France Ernesto Mallo • Argentine Dominique Manotti • France Petros Markaris • Grèce Russel McLean • Grande-Bretagne Zygmunt Miloszewski • Pologne Michel Moatti • France Marion Montaigne • France Patrick Mosconi • France Carl Nixon • Nouvelle Zélande Olivier Norek • France Frédéric Paulin • France Michel Pinçon • France Monique Pinçon-Charlot • France Eric Plamondon • Canada / Québec Jean-Bernard Pouy • France Serge Quadruppani • France Vincent Ravalec • France Anouk Ricard • France Gilles Rochier • France Jose Carlos Somoza • Cuba Bogdan Teodorescu • Roumanie David Vandermeulen • Belgique Fred Vargas • France – Marraine du festival

+deFIRN Cinéma : Les étendues imaginaires le 28 mars 2019, 20h30 CinéMistral

Les étendues imaginaires (Singapour, 2019, 1h35)

De Siew Hua Yeo
Avec en tête d’affiche Xiaoyi Liu, Peter Yu, Jack Tan, Luna Kwok.

Singapour gagne chaque année plusieurs mètres sur l’océan en important des tonnes de sable des pays voisins ainsi que de la main d’œuvre bon marché. Dans un chantier d’aménagement du littoral, l’inspecteur de police Lok enquête sur la disparition d’un ouvrier chinois, Wang, jusqu’alors chargé de transporter des ouvriers. Après des jours de recherches, toutes les pistes amènent Lok dans un mystérieux cybercafé nocturne.

Siew Hua Yeo, réalisateur et scénariste singapouriens, a étudié la philosophie à l’Université Nationale de Singapour. Il est membre du collectif 13 Little Pictures film. Il a participé à l’édition 2015 de Talents Tokyo et a présenté au Autumn Meeting 2016, son projet de second long métrage de fiction, « les étendues imaginaires », qui a remporté le grand prix. Présenté à Locarno en 2018, il y a gagné le Léopard d’Or.

Cette séance sera animée par Quentin, étudiant en cinéma et membre de l’association Imaginarium.

Tarifs habituels du CinéMistral.

 

Alex Barbier nous a quitté

Les éditions Frémok viennent d’annoncer le décès du Jurassien Alex Barbier, le 29 janvier 2019 à l’âge de 68 ans.
Etudiant aux Beaux-Arts de Nantes à la fin des années 60, Barbier publie ses premières planches de BD dans Charlie Mensuel en 1974. Dès ses premiers récits en couleurs directes, il développe un univers torturé plein de malaise et de solitude. Après avoir collaboré à Hara-Kiri et publié quatre albums constituant une oeuvre singulière et troublante, il partageait son temps entre le Jura et les Pyrénées.
Il avait ensuite réalisé « Les Paysages de la nuit », « Comme un poulet sans tête » et enfin « Dernière bande » en 2014 qui signait ses adieux au 9e art. Le Festival international de la bande dessinée 2015 avait consacré une exposition à cet artiste en marge aux planches aux allures de cauchemar halluciné en couleur directe et transgressant les codes narratifs et picturaux de la BD. Rares sont les auteurs qui, en bande dessinée, ont réussi à nous imprégner aussi fortement de leurs fantasmes et de leurs peurs.
Il avait quelque peu usé son fond de pantalon au FIRN. Au sens figuré puisqu’il y avait activement participé en 2001 et en 2004, et une autre fois au sens propre (?), après une chute, qui avait nécessité l’intervention urgente de Marceline Dentel, la mercière de la place de l’Hôtel de Ville. Souvenirs, souvenirs…
Nous invitons chacun à rendre hommage à ce grand monsieur des arts graphiques en se replongeant dans son oeuvre.

+deFIRN Cinéma : BORDER, le 7 février 2019

BORDER (Suède, 2019,1h 48min)
De Ali Abbasi
Avec Eva Melander, Eero Milonoff, Jörgen Thorsson
Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C’est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d’apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l’épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui..
Né en Iran, Ali Abbasi a publié plusieurs nouvelles dans son pays avant de s’installer en Suède pour étudier l’architecture. Une fois diplômé, il s’intéresse à la mise en scène et s’inscrit à la National Film School of Denmark. Son premier long-métrage, Shelley, sort en 2016.
Cette séance sera animée par Quentin, étudiant en cinéma et membre de l’association Imaginarium. Cette nouvelle formule des plus de FIRN cinéma permettra d’aller plus loin que le simple débat mais aussi de nous emmener sur le chemin de l’analyse filmique.

Tarifs habituels.

+deFIRN Cinéma : Les étendues imaginaires le 28 mars 2019, 20h30 CinéMistral

Les étendues imaginaires (Singapour, 2019, 1h35)

De Siew Hua Yeo
Avec en tête d’affiche Xiaoyi Liu, Peter Yu, Jack Tan, Luna Kwok.

Singapour gagne chaque année plusieurs mètres sur l’océan en important des tonnes de sable des pays voisins ainsi que de la main d’œuvre bon marché. Dans un chantier d’aménagement du littoral, l’inspecteur de police Lok enquête sur la disparition d’un ouvrier chinois, Wang, jusqu’alors chargé de transporter des ouvriers. Après des jours de recherches, toutes les pistes amènent Lok dans un mystérieux cybercafé nocturne.

Siew Hua Yeo, réalisateur et scénariste singapouriens, a étudié la philosophie à l’Université Nationale de Singapour. Il est membre du collectif 13 Little Pictures film. Il a participé à l’édition 2015 de Talents Tokyo et a présenté au Autumn Meeting 2016, son projet de second long métrage de fiction, « les étendues imaginaires », qui a remporté le grand prix. Présenté à Locarno en 2018, il y a gagné le Léopard d’Or.

Cette séance sera animée par Quentin, étudiant en cinéma et membre de l’association Imaginarium.

Tarifs habituels du CinéMistral.

 

Alex Barbier nous a quitté

Les éditions Frémok viennent d’annoncer le décès du Jurassien Alex Barbier, le 29 janvier 2019 à l’âge de 68 ans.
Etudiant aux Beaux-Arts de Nantes à la fin des années 60, Barbier publie ses premières planches de BD dans Charlie Mensuel en 1974. Dès ses premiers récits en couleurs directes, il développe un univers torturé plein de malaise et de solitude. Après avoir collaboré à Hara-Kiri et publié quatre albums constituant une oeuvre singulière et troublante, il partageait son temps entre le Jura et les Pyrénées.
Il avait ensuite réalisé « Les Paysages de la nuit », « Comme un poulet sans tête » et enfin « Dernière bande » en 2014 qui signait ses adieux au 9e art. Le Festival international de la bande dessinée 2015 avait consacré une exposition à cet artiste en marge aux planches aux allures de cauchemar halluciné en couleur directe et transgressant les codes narratifs et picturaux de la BD. Rares sont les auteurs qui, en bande dessinée, ont réussi à nous imprégner aussi fortement de leurs fantasmes et de leurs peurs.
Il avait quelque peu usé son fond de pantalon au FIRN. Au sens figuré puisqu’il y avait activement participé en 2001 et en 2004, et une autre fois au sens propre (?), après une chute, qui avait nécessité l’intervention urgente de Marceline Dentel, la mercière de la place de l’Hôtel de Ville. Souvenirs, souvenirs…
Nous invitons chacun à rendre hommage à ce grand monsieur des arts graphiques en se replongeant dans son oeuvre.

+deFIRN Cinéma : BORDER, le 7 février 2019

BORDER (Suède, 2019,1h 48min)
De Ali Abbasi
Avec Eva Melander, Eero Milonoff, Jörgen Thorsson
Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C’est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d’apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l’épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui..
Né en Iran, Ali Abbasi a publié plusieurs nouvelles dans son pays avant de s’installer en Suède pour étudier l’architecture. Une fois diplômé, il s’intéresse à la mise en scène et s’inscrit à la National Film School of Denmark. Son premier long-métrage, Shelley, sort en 2016.
Cette séance sera animée par Quentin, étudiant en cinéma et membre de l’association Imaginarium. Cette nouvelle formule des plus de FIRN cinéma permettra d’aller plus loin que le simple débat mais aussi de nous emmener sur le chemin de l’analyse filmique.

Tarifs habituels.